OpenSpace … La vie de bourreau …

Credit Photo (CC) Dimitrius

Si je devais déterminer quelle a été l’invention la plus diabolique créée ces dernières années pour pourrir la vie du salarié, je pense que le premier prix de la pire crasse possible reviendrait à l’ »Open-Space ».

Pour ceux qui ont la chance de ne pas connaitre, il faut expliquer: un espace immense avec des « ilots » de bureaux groupés par 4 ou 6, et dans ce grand espace on peut compter 4 à 8 de ces ilots, séparés de quelques mètres.

Les avantages pour l’employeur sont variés et multiples, comme la réduction de la surface occupée par un personnel. Il y a cela, mais il y a aussi le reste, mais nous y reviendrons plus loin.

Avantage pour celui qui travail en Open Space? Aucun.

L’Open Space est générateur de stress, stress lié au bruit par exemple, quand les rires, cris, sonneries de téléphones discussions divers et variées ne vous permettent pas de vous concentrer pour travailler de manière acceptables et constructives.

Les bruyant(e)s

Et gare à celui qui demande un peu de calme et de silence, il sera « le casse-pieds », le « rabat joie », celui qui n’est pas « convivial », mais attention à la terminologie, on ne parle pas de « convivial » dans le sens du terme, on parle de cette convivialité de façade, celle de « la fête des voisins » une convivialité de façade qui met autour d’un barbecue un soir des gens qui ne se parlent pas le reste de l’année.

Il y a donc les bavards qui occupent l’espace de leurs rires éclaboussants, celles qui occupent le silence en racontant leurs derniers achats de fringues ou de sacs à main, tout cela dans l’ignorance de ceux qui tentent de faire leur boulot avec un minimum de sérénité, de calme et de silence. Et tout ce bruit, bien sûr, ne prend pas en compte les (trop) nombreux postes téléphoniques qui sonnent, le plus souvent pour des raisons professionnelles, eux.

Le surveillant

Parmi les personnages qui peuplent l’Open Space il y a aussi celui qui ira vérifier dans l’application dédiée aux congés si le jour où vous n’êtes pas là sera bien déduit de vos compteurs, sans quoi il en sera révolté et fera bruisser l’affaire dans le petit monde de l’Open Space, mais sans donner ses sources, ce serait se compromettre. C’est par ailleurs souvent le même qui vérifiera que le temps entre votre heure d’arrivée et celle de votre départ couvre bien la plage de temps demandée par votre employeur (sans parler du temps de pause déjeuner qui sera aussi pisté).

Cela n’est pas de son ressort, mais ça l’occupe, en plus ou à la place de faire son job, et cela lui permet d’abreuver son cercle proche d’infos brulantes à un point que l’on suppose à peine.

Les autres

Les autres sont ceux qui essaient de survivre et d’avancer dans un milieu hostile, de faire leur boulot au milieu du bruit et sous le regard suspicieux du surveillant. Ceux là ont droit à mes encouragements et mon estime, ceux qui mettent en abime leur vie de famille parce que trop épuisés par chaque séjour dans l’Open Space pour avoir une écoute correcte de leur environnement familial, ou ceux qui contre balance les effet dévastateurs par quelques molécules dont les laboratoires pharmaceutiques ont le secret.

L’Open Space est un lieu de torture, avec ses bourreaux inconscients (ou pas) et ses torturés, tous victime d’un système dont la finalité est de faire de la productivité, et qui finalement ne crée que de la douleur.

Et toi? Comment tu travailles.

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Categorie: Pro

A propos de l'auteur (Author Profile)

Passionné de nouvelles technologies depuis longtemps au point que j’en viens à me demander si elles sont aussi « nouvelles » qu’on veut bien le dire.
D’autres centres d’intérêts, la cuisine, les vins de Bourgogne, et prendre soin des gens qui me sont chers.
J’ai un job passionnant, prenant, mais souvent gâché par l’environnement dans lequel il se pratique.

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